L’acceptation de soi

L’acceptation de soi

Qu’est ce que l’acceptation de soi ?

L’acceptation de soi est nécessaire pour la libération intérieure car dépasser, c’est tout d’abord, accepter. En effet, nous ne pouvons pas lâcher nos schémas de pensées si nous ne les acceptons pas comme étant les nôtres. Nous les avons tenus à bout de bras, luttant avec l’insupportable de les reconnaître en nous. Et plus notre culpabilité est importante, plus nous les avons niés, refusés. En même temps, nous les avons confirmés, renforcés par des actions qui nous ont prouvé leur présence. Car nous nous arrangeons toujours pour confirmer nos pensées. Et c’est la lutte avec nous-même ou plutôt contre nous-même, lieu de toutes nos contradictions, de la scission de notre être. Et, découragés, nous constatons que nous vivons toujours les mêmes situations en dépit de notre désir de changer les choses.

Mais toutes les pensées que nous portons en nous sont les nôtres et sont issues de notre histoire. Elles nous appartiennent. Nous en sommes donc complètement responsables et c’est cette responsabilité qui nous donne la liberté de les regarder objectivement et de pouvoir changer celles qui ne nous conviennent pas. Bien sûr, il n’est pas toujours aisé de trouver la pensée ou le schéma (ensemble de pensées négatives) qui en sont à l’origine et il est toujours possible de se positionner en victime et de trouver le coupable idéal pour notre mal-être. Il existe beaucoup de sources de mal-être possible (le temps, la société, le voisin, le conjoint, etc. le choix est vaste). Le principal problème dans le statut de victime réside dans le fait d’être dépendant de l’autre quel qu’il soit et donc, il nous est très difficile de changer quoique ce soit.

Il est essentiel de vivre notre responsabilité dans l’innocence c’est-à-dire dans la non-culpabilité. Ce terme d’innocence n’a malheureusement pas forcément ce sens dans le langage courant. Cela nous renvoie à l’innocence enfantine (les adultes ne peuvent-ils pas, eux, être innocents ?) qui a une connotation de crédulité. En effet, nous sommes moulés par la culpabilité dès notre plus jeune âge. C’est un des modes de fonctionnement le plus développé et paradoxalement le plus inutile. Mais est-ce un hasard dans un contexte culturel où la culpabilité est si bien intégrée aux traditions ? Où, quand la question est : “ qui est responsable ? ”, on entend toujours en écho “ qui est coupable ? ”.

L’innocence en fait, est un état de connexion totale avec soi-même. Le jugement n’y a pas de place. L’observation, juste, prédomine. L’observation la plus objective possible, c’est-à-dire libre de toute émotion, va nous permettre d’accéder au chemin de la transformation de nos mécanismes de sabotage. Nous portons tous en nous de tels fonctionnements et par la simple constatation de faits qui traduisent nos pensées, nous acquerrons suffisamment de recul face à nous-même pour pouvoir intervenir sur celles-ci. Il s’agit d’optimiser le plus possible notre pulsion de vie face à notre pulsion de mort. Eros et Thanatos cohabitent en nous et l’énergie de blocage et de destruction que nous avons alimentée peut être minimisée, voire même supprimée. Nous pouvons agir suivant le système des vases communicants. En effet, plus nous développons notre énergie de vie et de vitalité, plus nous diminuons notre énergie morbide.

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