La neuropathie

La neuropathie

Selon l’Observatoire Français des Médicaments Antalgiques (OFMA), il y a près de 64 000 français qui souffriraient de douleur chronique neuropathique, avec une prévalence des femmes.

Définition de la douleur neuropathique

La douleur neuropathique est une douleur qui résulte d’une atteinte du système nerveux central ou périphérique, de la moelle épinière, intervenant souvent lors d’une amputation ou d’un accident vasculaire cérébral. Elle touche jusqu’à 10% de la population mondiale.

Normalement, les nerfs sont utilisés pour transmettre les signaux de douleur à travers la moelle épinière située dans la colonne vertébrale. Ainsi, la douleur est détectée et le système d’alarme du corps humain transmet l’information au cerveau et à la conscience. Ces signaux d’alerte informent des dommages possibles ou existants aux tissus et aux organes.

La douleur neuropathique survient lorsque la transmission des informations motrices et sensorielles le long des fibres nerveuses ou la réception de ces informations dans la moelle épinière et le cerveau est perturbée. À la suite de dommages aux nerfs (lésions, blessures corporelles profondes) ou de leur dysfonctionnement, ils commencent à envoyer des messages de douleur anormaux, exagérés et déformés au cerveau. Il s’agit de douleurs neuropathiques et résultent d’une atteinte du système nerveux périphérique (nerfs), qui est alors appelée névralgie, névralgie ou neuropathie.

La douleur neuropathique centrale

En cas de lésion du système nerveux central (cerveau ou moelle épinière), le cerveau reçoit également des signaux de douleur qui ne tiennent pas compte de la réalité physiologique de la personne. C’est ce qu’on appelle la douleur neuropathique centrale.

Les principaux symptômes

Le principal symptôme de la douleur neuropathique est une douleur gênante, désagréable, brûlante et lancinante.

La douleur s’accompagne d’engourdissements, de picotements, de brûlures, de brûlures dans les membres, d’une sensation de froid ou de chaud dans les membres et d’une sensation de faiblesse dans les membres.

L’hyperesthésie cutanée

La douleur peut survenir sous l’effet du toucher, des rafales d’air, du contact avec les vêtements, de la chaleur ou du froid. Il existe des réactions extrêmes, telles qu’une réponse excessive à un stimulus douloureux, ou une abolition ou une diminution de la sensation.

Souvent, la douleur est retardée et irradie au-delà de la zone du nerf endommagé. La douleur peut être constante ou paroxystique lorsqu’elle apparaît soudainement de courte durée, une sensation extrêmement forte, voire perçante, est souvent perçue comme un « choc électrique ».

Les symptômes s’aggravent généralement la nuit, perturbant le sommeil ou même provoquant des insomnies. Souvent, les lésions nerveuses s’accompagnent d’un œdème, de changements cutanés, d’une perte de cheveux, d’une transpiration nulle ou accrue, de troubles vasculaires – bleu pâle, membres froids.

La neuropathie est présente dans de nombreuses maladies

La douleur neuropathique survient dans de nombreuses maladies et affections :

  • Discopathies, modifications dégénératives de la colonne vertébrale,
  • Diabète.
  • Néoplasmes de l’athérosclérose.
  • Maladies hématologiques.
  • Maladies rhumatologiques.

Des douleurs neuropathiques peuvent survenir lors d’un traitement par certains médicaments, par exemple :

  • Lors d’un traitement par certains anticancéreux.
  • L’isoniazide utilisé pour traiter la tuberculose.
  • La phénytoïne, un antiépileptique.

Le traitement de la neuropathie

La chose la plus importante dans le traitement est de détecter le facteur qui conduit au développement de la douleur neuropathique et des symptômes de la neuropathie. Le traitement des douleurs neuropathiques est difficile car les analgésiques couramment utilisés sont inefficaces.

Voici une liste non exhaustive des traitements utilisés pour soulager la neuropathie :

  • Les anticonvulsivants.
  • Les antidépresseurs.
  • Les anesthésiques locaux et les médicaments généraux soutenant le travail des structures nerveuses endommagées.
  • La kinésithérapie, l’électrothérapie, la magnétothérapie, la thérapie au laser, l’hydrothérapie.
  • La neurolyse.
  • Le massage aide à éliminer ou réduire significativement les maux résultant de contractures ou de tensions musculaires excessives.

De nombreuses études sur le cannabidiol mettent en relief les effets analgésiques sur la douleur neuropathique.

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