L’usage médical du CBD

L’usage médical du CBD

La fois dernière j’avais déjà évoqué une étude scientifique sur le potentiel thérapeutique sur des souris du CBD dans le traitement de la toxicomanie.

La France et l’Union Européenne sont très attentives à l’utilisation récréative et/ou médicale du Cannabidiol (CBD). La législation à ce sujet est très réglementée et j’invite toutes personnes intéressées à consulter les textes légaux relatifs au CBD. Bien évidemment, l’objet des articles publiés sur mon blog n’a pas pour but de promouvoir l’utilisation du cannabidiol, seulement d’informer le public et de relayer les recherches cliniques réalisées sur le CBD.

Le CBD peut-il être utilisé à des fins thérapeutiques ?

Comme vous le savez, il y a un débat sur l’usage médical légitime de la marijuana et des cannabinoïdes. Divers avantages médicaux des cannabinoïdes ont été décrits dans divers études scientifiques.

Néanmoins, la prescription de Cannabis sativa à des fins médicales fait face à des défis majeurs ; Cependant, C. sativa contient des constituants distincts non psychoactifs et non addictifs qui offrent des avantages médicaux et peuvent être plus facilement utilisables comme thérapeutiques.

Des exemples pharmacologiques de l’utilisation du CBD

Parmi ceux-ci, le cannabidiol (CBD) est un candidat majeur. Le CBD (Epidiolex®) est en cours d’investigation clinique pour le traitement des convulsions infantiles liées au syndrome de Dravet, et une formulation contenant du CBD (Sativex®) est actuellement utilisée pour traiter la spasticité et la douleur neuropathique dans la sclérose en plaques.

Récemment, le CBD a attiré l’attention sur son potentiel dans le traitement de la toxicomanie et de l’alcoolisme. Mais, à ce jour, les études cliniques et précliniques ont donné des résultats mitigés, de sorte que la promesse du CBD comme intervention pour les troubles addictifs nécessite un examen plus approfondi.

La prévention de la rechute dans les addictions

Des pistes existent dans la littérature pointant vers le potentiel pharmacothérapeutique du CBD, en particulier pour un éventail d’indications pertinentes pour la prévention de la rechute dans la consommation de drogue.

La toxicomanie est une maladie cérébrale chronique et récurrente et les toxicomanes restent à risque de rechute pour de multiples raisons. Parmi ceux-ci, les plus importants sont la susceptibilité au stress, le besoin impérieux induit par des contextes de consommation de drogue, une anxiété accrue et une altération du contrôle des impulsions.

Plusieurs découvertes suggèrent que le CBD pourrait être efficace pour cibler ces états à risque. Premièrement, de nombreux effets pharmacologiques généraux rapportés du CBD impliquent également un bénéfice thérapeutique pour les changements affectifs et la nature compulsive de la recherche de drogue chez les personnes dépendantes.

Les effets pharmacologiques du CBD sur la toxicomanie

Les effets pharmacologiques incluent des effets compatibles avec les anxiolytiques, la réduction du stress, les antidépresseurs et les anti-compulsifs.

Deuxièmement, le CBD exerce bon nombre de ses effets neurobiologiques dans les circuits cérébraux qui médient l’envie de drogue et la recherche suscitées par les contextes environnementaux et le stress liés à la drogue.

Troisièmement, le CBD a des actions neuroprotectrices qui s’étendent à l’atténuation de la neurodégénérescence induite par l’alcool, cette dernière contribuant probablement aux déficits de contrôle des impulsions chez les alcooliques.

Compte tenu de ce profil d’effets comportementaux et neuropharmacologiques ainsi que des actions du CBD dans les neurocircuits de la dépendance, nous avons prédit que le CBD a un potentiel thérapeutique pertinent pour de multiples conditions qui sous-tendent le risque de rechute, y compris le besoin impérieux induit par des contextes environnementaux liés à la drogue, la sensibilité au stress, l’anxiété accrue et, éventuellement, une altération du contrôle des impulsions.

Guidés par cette hypothèse, les chercheurs de cette étude ont cherché à établir une preuve de principe préclinique vers un potentiel à large spectre du CBD dans la prévention des rechutes. À cette fin, ils ont utilisé des rats ayant des antécédents d’auto-administration d’alcool ou de cocaïne pour déterminer (a) si le CBD atténue la capacité des stimuli contextuels liés à la drogue et du stress à susciter la recherche de drogue dans des modèles animaux de rechute, (b) réduit la capacité expérimentale anxiété pendant l’abstinence.

Pour aller plus loin sur le sujet

Wilkinson ST, Yarnell S, Radhakrishnan R, Ball SA, D’Souza DC. Légalisation de la marijuana : impact sur les médecins et la santé publique. Annu Rev Med. 2016

Hurd YL. Cannabidiol : faire basculer le pendule de la marijuana de la « mauvaise herbe » aux médicaments pour traiter l’épidémie d’opioïdes. Tendances Neurosci. 2017

Scuderi C, De Filippis D, Iuvone T, Blasio A, Steardo A, Esposito G. Le cannabidiol en médecine : un examen de son potentiel thérapeutique dans les troubles du SNC. Phytother Res. 2009

O’Connell BK, Gloss D, Devinsky O. Cannabinoïdes dans l’épilepsie résistante au traitement : une revue. Comportement d’épilepsie. 2017

Russo M, Naro A, Leo A, Sessa E, D’Aleo G, Bramanti P, et al. Évaluation du sativex(R) dans la gestion de la douleur neuropathique : une évaluation clinique et neurophysiologique dans la sclérose en plaques. Douleur Med. 2016

Consroe P, Carlini EA, Zwicker AP, Avelinolacerda L. Interaction du cannabidiol et de l’alcool chez l’homme. Psychopharmacologie. 1979

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